27 mai 2016 à 08:42
L'avenir-« On s’est loupé deux fois, pas trois ! »
Le Pays Vert reçoit ce dimanche à 15 h Anderlues pour le match des battus du tour final des P2. Le gagnant s’assure de son ticket pour la P1.
La semaine dernière, avant d’affronter Houdeng, Joachim Dubois se réjouissait de retrouver «son» terrain, celui du stade des Géants après avoir dû jouer à deux reprises en déplacement, sur des terrains très compliqués pour la bonne pratique du football. C’est qu’à Maffle et à Antoing, sur les pelouses bondissantes de Meslin et du Pays Blanc, les joueurs du Pays Vert avaient éprouvé des difficultés à poser le ballon alors que leur jeu est justement basé sur la possession de balle.
Ceci dit, ça leur avait réussi avec deux victoires à la clé. Succès certes difficiles car obtenus pour l’un dans les tout derniers instants du temps réglementaire, pour l’autre à l’issue de prolongations complètement folles mais succès quand même. Pas du beau jeu donc mais des victoires précieuses arrachées à l’extérieur! Fallait-il dès lors se réjouir si vite de retrouver son terrain face à Houdeng? Au regard du résultat, non puisque défaite il y a eu; au regard du jeu proposé, oui car le Pays Vert a prouvé que dans de meilleures conditions, il sait offrir un niveau de jeu bien supérieur à la P2. Ce dimanche, face à Anderlues, pour ce qui constituera leur toute dernière chance – en théorie de monter en P1, les Osticho-Athois devront-ils mettre de côté le beau jeu pour privilégier l’efficacité? Ce n’est pas l’avis de Christopher Blondiau, le remuant médian du Pays Vert, qui a la réponse qui fuse: «Ce n’est pas parce qu’on a perdu aux tirs au but dimanche dernier que l’on doit changer notre façon de jouer. Le week-end passé, il n’y avait qu’une équipe qui méritait de l’emporter au regard de l’ensemble du match: le Pays Vert! Houdeng a toutefois eu le mérite, et c’est tout à son honneur bien sûr, de ne jamais baisser les bras, de rester solidaire et de profiter de nos ratés offensifs. Et notre adversaire a finalement fait parler son expérience lors des tirs au but pour obtenir son ticket pour la P1.»
«Mais quelle pression?»
Et envoyer ainsi le Pays Vert en rattrapage: «On a beaucoup parlé ensemble après le match face à Houdeng. On a tous la même conclusion: on a perdu et on ne peut s’en vouloir qu’à soi-même. Au niveau du jeu produit, on a peut-être livré notre plus beau match de la saison. Houdeng n’a presque rien montré; on nous avait vendu cette équipe comme étant très dangereuse offensivement avec trois attaquants très performants; mais on ne les a pas vus! On se devait de passer mais des faits de match ont fait que ça ne s’est pas passé comme ça: il y a d’abord le penalty que je loupe; puis le péno non sifflé après dix minutes de jeu qui doit renvoyer un défenseur de Houdeng au vestiaire. C’est dur à admettre mais il faut zapper cette rencontre perdue pour avancer vers le premier rendez-vous.»
Qui aura lieu ce dimanche face à Anderlues: «Pour la rencontre face à Houdeng, on avait reçu pas mal d’infos sur l’adversaire. Je suis originaire de la région montoise et j’avais appelé quelques connaissances qui jouent en P2B pour obtenir leur avis sur cette équipe. Mais ici, avec Anderlues, c’est plus compliqué. Il se dit toutefois que c’est une bonne formation qui a un jeu plus athlétique que celui de Houdeng. Ça joue encore moins au sol mais ça y va dans les duels. Il faudra retrousser ses manches mais on a toutes les qualités pour s’imposer; j’en suis sûr.»
On en est aussi persuadé. Reste à savoir si les gars de Michaël Browaeys arriveront à gérer la pression: «Mais quelle pression?, rétorque Christopher Blondiau. On ne l’avait déjà pas le week-end dernier et je ne pense pas qu’on l’aura cette fois. On n’a pas une équipe qui se tracasse du stress. Il y a juste le fait que tout doucement, la saison commence à être longue. Mais si ça se tire en longueur, c’est juste de notre faute, à nouveau. On aurait dû être champion dans un premier temps; et dans un second, on aurait déjà dû être en P1 depuis dimanche passé. On s’est loupé, on assume mais on ne peut plus se rater désormais car la P1, on la veut.»




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